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Le prof d’HEC qui haissait les Business Plan

le plan d'affaire est il mort ?

Les accompagnateurs, les banques, les investisseurs, les partenaires, TOUS ne jurent que par le BUSINESS PLAN (Moi le premier) sauf UN HOMME. L’irréductible professeur Ananou d’HEC Montréal.

En effet, je suis tombé récemment sur l’interview vidéo dans laquelle, Claude Ananou remet en question cet outil. Cela a piqué ma curiosité.


Le business plan pour un rapport dominant / dominé?

Je me demande si le business plan n’est pas  un moyen d’instaurer un certain rapport de force dans lequel l’entrepreneur serait désavantagé. Le porteur de projet ne fait pas de business plan tous les jours. Il y a d’ailleurs de forte chance que ce soit son premier et son dernier qu’il présente à son banquier qui lui, manie quotidiennement l’outil. Au moment venu de la négociation, on peut dire que le banquier a choisi son terrain de discussion. Il joue à domicile. L’entrepreneur, à l’extérieur.


Le business plan peut démotiver l’entrepreneur

Quoi de plus frustrant pour un entrepreneur de commencer par apprendre ce qu’est un business plan pour entreprendre ? Lire des livres et des livres, gaspiller une telle énergie qu’il pourrait mettre à profit pour affûter son projet. Son idée. Son produit. Alors que, j’en suis convaincu, on peut tout à fait être entrepreneur et réussir sans faire de business plan. D’ailleurs cet outil n’est pas vieux, il n’a qu’une 50aine d’années alors, les entreprises sont bien plus vielles. Les hommes ont entrepris de tout temps.


Le business plan est faux à 90%

Le business plan est fait à un instant T. Mais le monde autour n’est il pas en perpétuel mouvement ?Les politiques évoluent, les besoins changent, les technologies transforment les façons de consommer, des concurrents peuvent apparaître ou disparaître, etc.

Le monde d’aujourd’hui est devenu un monde incertain. Tout va plus vite avec le numérique. Tout change plus vite. C’est une chose que le business plan ne peut pas prendre en compte car il est dans la philosophie du « ce que j’écris, j’essaie de vous certifier que cela va arriver ».

Pour illustrer ces propos je vais citer M Ananou:

  La carte n’est pas le territoire. Je peux regarder une image d’une montagne mais ce n’est pas pareil que de la gravir.


Comment faire alors?

Ce billet, je l’ai écris volontairement tant pour déstabiliser celui qui ne jure que par le business plan que pour redonner confiance à celui qui le déteste. Il ne faut pas s’épuiser à chercher des certitudes et surtout bannir les «je suis sûr» pour être capable de s’adapter aux changements.

Découvrez une alternative, la méthode synopp.


 La vidéo: « pourquoi le business plan est anti-entrepreneurial »

 

4 réflexions au sujet de « Le prof d’HEC qui haissait les Business Plan »

  1. D’ACCORD ! Mais pas complètement (sinon, il n’y aurait pas de commentaire).

    Le business plan est un outil puissant car il permet à l’entrepreneur de se poser les bonnes questions. Par ailleurs, le fait de mettre par écrit permet de mieux construire le projet et de le clarifier (ce qui rend le pitch plus naturel, idem dans les phases de networking).

    Les financeurs ont besoin d’éléments tangibles pour savoir s’ils vont investir dans un projet ou pas, qui peut leur en vouloir ? Ces éléments se retrouve dans le business plan. Cela vaut ce que cela vaut.

    Par contre… c’est pas nouveau la lutte contre le business plan. Saras Sarasvathy ou Emile Michel Hernandez ont déjà largement traité le sujet.

    1. Merci à toi. Oui, je suis également « pro-business Plan ». J’ai fait cet article pour prendre un peu de recul sur la « chose ». Je vais de suite voir qui sont les auteurs que tu sites.

  2. C’est vrai qu’un business plan, c’est très compliqué à faire et ça repose très souvent sur des prédictions qui s’avèrent fausses une fois que l’entreprise est lancée. Mais c’est un mal nécessaire pour pouvoir se lancer et emprunter de l’argent. Si vous n’êtes pas découragé, je vous conseille de lire cet article que nous avons rédigé sur notre blog et qui donne les bonnes pratiques pour créer un business plan. En espérant que ça puisse vous aider : https://www.piktalent.fr/blog/pourquoi-et-comment-rediger-un-business-plan/

  3. Lancement du MOOC « Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp » 2e édition.
    Dès le 16 mai 2016, HEC Montréal proposera une version améliorée (6 nouvelles capsules) du cours gratuit en ligne (MOOC) intitulé « Réussir son démarrage d’entreprise – L’approche SynOpp », sur la plateforme EDUlib.
    Dirigé par Claude Ananou, maître d’enseignement au Département de management, ce cours abordera de façon pratico-pratique les différentes étapes qui permettent de créer une entreprise avec succès.
    Au nombre des thèmes abordés, il y aura : comprendre l’approche SynOpp, identifier le besoin et le combler, la mise en marché ainsi que le financement.
    D’une durée de six semaines, ce cours s’adresse à toute personne – avec ou sans expérience – qui souhaite se lancer dans cette aventure.
    Avec près de 4000 inscriptions, ce cours a remporté un vif succès auprès du public depuis sa création au printemps 2015.
    Il est possible de s’inscrire dès maintenant.

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