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La permission des investisseurs n’est plus indispensable pour se lancer

les starturpers peuvent financer leur projet de plus en plus facilement

Lancer une startup coûte de moins en moins cher. Pour autant, ce n’est pas gratuit et les entrepreneurs doivent convaincre des investisseurs de leur faire confiance.

Mais lever des fonds nécessite des compétences très spécifiques qui n’ont pas grand chose à voir avec le fait de créer un bon produit qui répond à un besoin de marché. Dans un monde parfait, les investisseurs jugeraient l’entrepreneur sur le second lot de compétences. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

La bonne nouvelle c’est que les investisseurs sont aujourd’hui contournables, au moins pour la phase de lancement d’une startup.


Avec le crowdfunding, le financement devient une commodité 

Avec le crowdfunding, la permission des investisseurs n’est plus indispensable pour se lancer. Les plateformes permettent de lever des sommes très variées, allant de 4 000 € à plus de 10 000 000 € pour les plus grosses levées d’entre elles (20 M€ est le record sur kickstarter).

Mais ce qui me fascine le plus avec le crowdfunding, c’est le bouleversement de la chaîne de valeur qu’il entraîne :

  • Schéma classique de la chaîne de valeur : Idée → financement → production →  Distribution  et Vente. Cette configuration met en perspective l’importance de deux maillons : le financeur et le distributeur. C’est ce qui explique toute la puissance des banquiers (pour le financement) et des Pinault ou Mulliez pour la distribution.
  • Nouveau schéma proposé par le crowdfunding : Idée → vente et financement → Production → Distribution. Et ça change tout. Tester l’intérêt de son produit, comprendre les besoins de ses consommateurs, ajuster ses quantités de production en amont : le crowdfunding réduit la distance entre le créateur et son audience et facilite la compréhension de ses besoins. Un crowdfunding réussi, c’est l’assurance que le produit trouve son audience, ce qui peut ouvrir des portes bien plus grandes et permet de lancer des produits plus innovants sans prendre de risques démesurés.

Chicken-and-egg-problem

En l’absence d’un produit ou d’un service à montrer, difficile de lever des fonds auprès d’investisseurs. Mais, sans argent, impossible de fabriquer un produit… C’est tout le problème du « chicken-and-egg-problem ».

Par conséquent, les projets innovants nécessitent des financements spécifiques pour démarrer : ils ont besoin de capital d’amorçage. Très risquée, les investisseurs ont longtemps délaissé cette  étape.

Pour inciter les investisseurs à prendre ce risque, la BPI a lancé le Fonds national d’amorçage en juillet 2011. Le FNA investit dans des fonds d’amorçage pour faire effet levier et stimuler les investissements.

Aujourd’hui, les VCs intègrent presque tous des « seed pools » pour capter très en amont les futures pépites.


Urssaf Ventures, vous connaissez ?

« Les chômeurs pourraient essayer de créer leur entreprise au lieu de se borner à toucher les allocations de chômage ! » Ces paroles prononcées par Raymond Barre en 1980 paraissent bien loin aujourd’hui. En effet, cumuler une indemnité chômage tout en créant une entreprise, c’est désormais possible en France. Et c’est unique au monde.

Pôle Emploi soutient entre 50 000 et 100 000 demandeurs d’emploi vers la création d’entreprise chaque année. S’il a besoin d’un pécule de départ pour commencer son activité, le demandeur d’emploi peut même obtenir le versement immédiat de son capital indemnités plutôt qu’un versement mensuel. Pole Emploi, premier financeur des startups ? C’est bien possible.


L’accessibilité du capital rend cette époque formidable pour les entrepreneurs, le jeu n’a jamais été ouvert. Et il y a d’autres bonnes nouvelles :

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