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Les incubateurs ne jouent pas leur rôle

Les structures d'accompagnement ne sont pas efficaces

Google est le seul moteur de recherche qui compte. Facebook, le seul réseau social grand public.

Amazon, Uber, Airbnb… tous bénéficient d’une situation monopolistique ou quasi-monopolistique et démontrent que dans la nouvelle économie numérique, “the winner takes all”. Les leaders ne cessent de grossir tandis que les suiveurs se battent pour les miettes.

Il faut donc aller vite, plus vite que les autres. Mais le temps ne s’achète pas.

En revanche, il s’optimise. Les structures d’accompagnement (incubateurs et accélérateurs) doivent faire gagner des mois d’exécution aux stratups.

Mais la plupart ne joue pas leur rôle et beaucoup de ces accompagnements ne servent à rien.


Les incubateurs pour grossir vite ou mourir

La startup a un rapport particulier avec la vitesse, c’est dans son nom, dans son ADN. Le mouvement est vital pour elle car elle apprend par l’erreur, cela fait partie de son processus d’apprentissage (les fameuses itérations). C’est comme ça qu’elle grandit.

Il est nécessaire d’avancer vite, conduire des itérations rapides et être capable d’arrêter le projet dès lors qu’il ne se développe pas suffisamment, pour repartir immédiatement vers une autre aventure. Dès lors, un entrepreneur est engagé dans un flux de projets et exposé, en permanence, à plus d’opportunités”, explique Sven de Cleyn.

Le rapport à la vitesse est donc fondamental. Pour réussir, il faut échouer mais surtout, échouer vite, souvent. Et à moindre coût.

Et puis avec le numérique, elle évolue généralement sur un marché mondial.

La bataille que se livrent les Deliveroo et autres Foodora sur le marché de la Foodtech est symptomatique. Tous savent qu’il n’y aura que quelques gagnants à la fin et que la plupart d’entre eux mourront (TakeEattEasy en 2016)  où se feront racheter (Foodchéri racheté par Sodexo début 2016).

Selon Sherwin Rosen, économiste américain, cela s’explique par le fait que « les transformations disruptives liées à la technologie donnent un pouvoir financier immense et disproportionnée à quelques acteurs seulement dans le secteur d’activité dans lequel ils se trouvent ».

Pour grandir vite, les startups enchaînent les levées de fonds mais surtout, et c’est ce qui m’intéresse ici, elles se font accompagner par des structures spécialisées.

Le Y Combinator est la plus célèbre structure d’accompagnement. Son plus beau fait d’armes est certainement Airbnb. Cette startup s’est imposée comme le numéro 1 des annonces de location de maison de vacances des particuliers devant VRBO qui avait pourtant 10 ans d’avance (fondé en 1995) !


La majorité des incubateurs et accélérateurs n’apportent rien

Avec plus de 2 500 incubateurs, accélérateurs et tiers-lieux recensés en 2016, l’écosystème français s’est considérablement développé ces dernières années.

Le marché de la startup est devenu suffisamment gros pour attirer tout un tas de nouveaux acteurs, désirant, « faire du business » autour de ce monde-là.

Nicolas Colin, Co-fondateur de The Family,  dénonce cette flambée des incubateurs et autres accélérateurs qu’il qualifie de “Poudre aux yeux”. Toutes les structures d’accompagnement ne sont pas là pour des bonnes raisons.

Le directeur général de Ex-TechStars à New York, David Tisch, tient des propos similaires :

David Tisch incubateurs et accélérateurs

Il y a au moins 5 raisons qui amènent l’accompagnement à l’échec.

Avec un peu de méthode et du travail, ces erreurs peuvent être évitées. C’est pourquoi j’ai créé un framework qui vous aidera à faire votre choix parmi tous les incubateurs et accélérateurs de votre région.


Sources :

→  Bienvenue en Potemkin Valley by Nicolas Colin ;

→ (R)évolution du système entrepreneurial français by Ernst and Young

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